Comment vas-tu?
N'est-ce pas là
la question qui nous est le plus souvent posée? Et pourquoi
pas? Nous sommes toujours intéressés à apprendre que tout le
monde va bien, toujours!
À
moins que ce ne soit un détour inconscient pour qu'on nous pose la
question et qu'on puisse alors parler de soi. Si au moins nous
savions que notre interlocuteur est intéressé à entendre notre
réponse. Encore faudrait-il que nous soyons disponible à écouter
la sienne.
Bien,
et toi? Et là encore, nous ne sommes jamais sûr que sa réponse
comportera plus d'un mot.
Comment
répondre, tous les jours, toutes les fois, que j'ai mal. Ça
devient lassant pour celui qui fait partie de mon entourage,
d'entendre que ça va bien, oui mais...
Ma
fibromyalgie, qui a décidé qu'elle faisait de moi une passion –
n'en ai-je pas suffisamment, qu'est-elle au juste? Mais, ça, ça
fera l'objet d'un autre blog....
Whisky,
que du bon et modérément; du thé, que du bon et quotidiennement;
des bandes dessinées, des mangas, de la photo, du jardinage, du
bricolage, passionnément, sans nécessairement m'y connaître
beaucoup, bien que, après 10, 20, 30 ou 40 ans, ça se pourrait que
j'aime ça, un peu, passionnément et à la folie. Ça vous dit que
j'ai plus de 50 ans, juste un peu.
Et
cette nouvelle passion? Plus j'y pense, plus elle aussi s'est
infiltrée dans ma vie, au cours des années, au cours des mois, au
cours des semaines, au cours des jours, au cours des heures,
quotidiennement finalement!? Pourtant, je ne l'ai pas choisie...
Pas comme ma femme, qui est toujours ma plus grande passion, mais ça
aussi, ça fera l'objet d'une autre dissertation.
Qui
dit fibromyalgie, dit pour ma part, maintenant, condition au
quotidien, condition de surprises au quotidien. Je ne souffre pas,
j'ai mal et on ne trouve pas de virus ou autre microbes du genre.
J'ai mon diplôme : 4 pages impressionnantes de tests sanguins
dans les normes et plus, 4 pages de tests urinaires exemplaires.
J'ai
mal et rien n'y paraît, rien n'explique pourquoi, au point où mon
médecin de famille après plus de 20 ans, me dit qu'elle n'y peut
rien.
Au
cours de ce blog, je tenterai de coucher sur papier virtuel, ce qui a
pu mener à ce diagnostique, selon mon propre jugement, et les
conclusions mensuelles de mon spécialiste traitant. J'en ai un bon,
je ne le lâcherai pas, et ce n'est pas non plus son intention
puisque chez les hommes de plus de 50 ans, ou autrement, c'est rare.
Alors
à plus!